//Un MOOC comme trait d’union entre deux universités

Un MOOC comme trait d’union entre deux universités

By |2019-01-07T13:50:17+00:00décembre 21st, 2018|Categories: Études de cas|Tags: |

Ce matin-là, un rayon de soleil a déchiré la grisaille habituelle d’un mois de décembre à Bruxelles. Précisons, la faculté d’architecture, d’ingénierie architecturale et d’urbanisme (UCLouvain LOCI pour les intimes) à Saint-Gilles, au deuxième étage d’un beau bâtiment. Ce matin-là, donc, j’ai rencontré Lise Serra. Cette dynamique Maître de conférence arrivait tout juste de l’Université de la Réunion, en vue d’un échange Erasmus formation. Pourquoi avoir choisi le département d’urbanisme de l’UCLouvain pour sa visite ? En partie grâce au MOOC Récit d’urbanisme et question des communs ! En effet, c’est dans ce cours en ligne qu’elle a fait la connaissance de Marine et Bernard Declève, Chloé Salembier et Aniss Mezoued, enseignants.  

Résumé d’une rencontre entre l’enseignante redevenue apprenante le temps d’un MOOC, et ses formateurs devenus collègues depuis lors.

 

Où l’on parle de MOOC

Un sujet particulièrement discuté, celui qui les a fait se rencontrer à travers l’océan.

Pourquoi se lancer dans une telle aventure ?

Marine : Faire un MOOC, ça fédère. Pour nous, c’était l’occasion de constituer un groupe de recherche. Cela permet de créer une dynamique, d’alimenter un projet collaboratif, mais aussi de bénéficier de contributions intéressantes des apprenants.
En outre, on sort de l’université et on rend la connaissance accessible au plus grand nombre.

Lise : J’ai entendu parler du MOOC via la newsletter de Geotamtam (une liste de diffusion pour les géographes). J’en avais déjà suivi d’autres, mais celui-ci, je l’ai terminé ! Il était assez facile, mais avec suffisamment d’apprentissage pour me motiver.
La diversité des autres apprenants du MOOC m’a aussi permis de changer un peu de mon public habituel qui a 22-23 ans.
C’est un format intéressant, on peut échanger sans bouger de chez soi à un certain niveau d’excellence.

Où l’on parle de vidéo

Tout au long du cours, les apprenants du MOOC sont invités à réaliser une vidéo qui fait l’analyse et le récit d’une thématique d’urbanisme des communs autour d’eux. Celle de Lise parlait de la fripe. Un autre participant s’était attaqué aux ruelles vertes de Montréal. Une diversité bienvenue et souhaitée par les professeur.e.s.

Lise : J’avais déjà fait de la vidéo par le passé et je voulais voir si j’en serais toujours capable. Je souhaitais aussi évaluer si je pouvais le demander à mes étudiant.e.s. Le MOOC propose un cadre et une structure intéressants qui permettent de les guider.
Par ailleurs, la vidéo est un bon outil pour mettre les réalités de mes apprenants en avant. Certains pourront ainsi plus facilement s’exprimer en créole que s’ils devaient rédiger un long texte.

Où l’on parle du futur

Quel avenir pour le MOOC d’urbanisme ? A les écouter discuter, il s’orienterait vers de la collaboration entre les deux universités. Quelques aspects possibles :

  • Faire échanger des étudiants de part et d’autre du monde, dans des environnements contrastés.
  • Organiser des séances synchrones de discussion.
  • Faciliter des corrections croisées.
  • Adopter un calendrier similaire dans les deux cours.

De quoi me réjouir de voir ainsi se développer des collaborations imprévues, au détour d’un cours en ligne ouvert au monde !

J’ai envie de vous laisser avec ces dernières remarques de Lise, à l’issue de la réunion.

« Les MOOCs ont un important effet sur le réseau personnel, sur le présentiel. Par exemple ici, aujourd’hui, dans cette rencontre. Il y a un côté plus ouvert, plus humain. Grâce aux vidéos des apprenants que l’on suit tout au long du MOOC, on se sent au fait des finesses locales. Les MOOCs, ce n’est pas juste une espèce de vague internationalisation floue.

Le plus chouette serait de les utiliser “en vrai”, dans des universités populaires, afin de les suivre et de les discuter ensemble. Passer de cet aspect souvent cité des MOOCs “consommation” vers plus d’interactions et de contributions.”

Un beau programme, n’est-ce pas ?

 

About the Author:

Virginie Renson est chargée de projet MOOC au sein de la cellule MOOCXperience du Louvain Learning Lab. Community Manager et support technique auprès des différentes équipes, elle se passionne pour la relation avec les apprenants et le rôle primordial de celle-ci dans l'apprentissage.

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