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	Commentaires sur : L&#8217;université de demain sera-t-elle numérique ?	</title>
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		<title>
		Par : Jules Dénagnon KEDE		</title>
		<link>https://www.louvainlearninglab.blog/universite-de-demain-numerique/#comment-193</link>

		<dc:creator><![CDATA[Jules Dénagnon KEDE]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Dec 2011 21:40:35 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blogs.uclouvain.be/ipmblog/?p=3354#comment-193</guid>

					<description><![CDATA[Merci pour le partage de ces idées.
Accord avec M. LEBRUN.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Merci pour le partage de ces idées.<br />
Accord avec M. LEBRUN.</p>
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		<title>
		Par : mlebrun		</title>
		<link>https://www.louvainlearninglab.blog/universite-de-demain-numerique/#comment-183</link>

		<dc:creator><![CDATA[mlebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Dec 2011 08:21:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les thèses développées dans ce billet et la réponse de Jean-Baptiste me font penser à la fable de Theut, une fable de Socrate rapportée par Platon. Le dieu Theut (ou Thot), flambant technologiqe, vient apporter à Pharaon (pas né de la dernière crue du Nil), une fantastique invention qui allait révolutionner l&#039;humanité : l&#039;écriture. &quot;les hommes ne perdront plus jamais la mémoire et leur sagesse deviendra infinie&quot;. Pharaon (pas né de la dernière crue du Nil) lui répond en disant : C&#039;est tout le contraire, si on ne se sert plus de la mémoire elle va se désécher et, la sagesse on l&#039;apprend dans le vécu, dans l&#039;action ...

Cette fable a été l&#039;objet de plusieurs analyses et encore de nos jours, Derrida remet à l&#039;ordre du jour, ce Pharmakon, artefact à la fois poison et remède ... Il ne s&#039;agit pas tant, selon moi, de savoir si la technologie est du côté clair ou obscur de la force, si c&#039;est blanc ou noir, mais de savoir ce que les humains seront capables d&#039;en faire. Il est simpliste de vouloir discerner de quel côté du continuum bipolaire la technologie va nous conduire. Serait-elle devenue un Dieu qui va déterminer notre action nous dégageant ainsi et d&#039;une certaine façon de notre responsabilité. La question n&#039;est pas tant, &quot;l&#039;université sera-t-elle numérique ?&quot; que &quot;Que fera l&#039;université pour s&#039;adapter à une société numérique qui est déjà-là pour écoler les générations à vivre dans une société complexe ?&quot;

Quant à la mémoire, je veux dire cette mémoire externalisée , cet hypomnemata (support de mémoire externalisé, toujours un concept remontant à Socrate), c&#039;est un fait déjà d&#039;actualité qui remet en vigueur une des thèses connectionnistes de Siemens : le savoir et la savoir-faire, oui, mais surtout le &quot;savoir où et quand&quot; ... Hé oui, le numérique conduit à une révision de nos espace-temps, temps d&#039;apprendre, d&#039;enseigner ... Le concept de flipped-classrooms (Lectures at home, homework at school) me paraît intéressant : http://lebrunremy.be/WordPress/?p=583

Bienvenue aussi à la formation &quot;Ere numérique&quot; du 6 décembre, une formation IPM ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les thèses développées dans ce billet et la réponse de Jean-Baptiste me font penser à la fable de Theut, une fable de Socrate rapportée par Platon. Le dieu Theut (ou Thot), flambant technologiqe, vient apporter à Pharaon (pas né de la dernière crue du Nil), une fantastique invention qui allait révolutionner l&rsquo;humanité : l&rsquo;écriture. « les hommes ne perdront plus jamais la mémoire et leur sagesse deviendra infinie ». Pharaon (pas né de la dernière crue du Nil) lui répond en disant : C&rsquo;est tout le contraire, si on ne se sert plus de la mémoire elle va se désécher et, la sagesse on l&rsquo;apprend dans le vécu, dans l&rsquo;action &#8230;</p>
<p>Cette fable a été l&rsquo;objet de plusieurs analyses et encore de nos jours, Derrida remet à l&rsquo;ordre du jour, ce Pharmakon, artefact à la fois poison et remède &#8230; Il ne s&rsquo;agit pas tant, selon moi, de savoir si la technologie est du côté clair ou obscur de la force, si c&rsquo;est blanc ou noir, mais de savoir ce que les humains seront capables d&rsquo;en faire. Il est simpliste de vouloir discerner de quel côté du continuum bipolaire la technologie va nous conduire. Serait-elle devenue un Dieu qui va déterminer notre action nous dégageant ainsi et d&rsquo;une certaine façon de notre responsabilité. La question n&rsquo;est pas tant, « l&rsquo;université sera-t-elle numérique ? » que « Que fera l&rsquo;université pour s&rsquo;adapter à une société numérique qui est déjà-là pour écoler les générations à vivre dans une société complexe ? »</p>
<p>Quant à la mémoire, je veux dire cette mémoire externalisée , cet hypomnemata (support de mémoire externalisé, toujours un concept remontant à Socrate), c&rsquo;est un fait déjà d&rsquo;actualité qui remet en vigueur une des thèses connectionnistes de Siemens : le savoir et la savoir-faire, oui, mais surtout le « savoir où et quand » &#8230; Hé oui, le numérique conduit à une révision de nos espace-temps, temps d&rsquo;apprendre, d&rsquo;enseigner &#8230; Le concept de flipped-classrooms (Lectures at home, homework at school) me paraît intéressant : <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=583" rel="nofollow ugc">http://lebrunremy.be/WordPress/?p=583</a></p>
<p>Bienvenue aussi à la formation « Ere numérique » du 6 décembre, une formation IPM &#8230;</p>
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		<title>
		Par : Jean-Baptiste Dayez		</title>
		<link>https://www.louvainlearninglab.blog/universite-de-demain-numerique/#comment-173</link>

		<dc:creator><![CDATA[Jean-Baptiste Dayez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 15:18:33 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blogs.uclouvain.be/ipmblog/?p=3354#comment-173</guid>

					<description><![CDATA[Excellente entrée en matière... Merci l&#039;IPM ! L&#039;oracle me paraît osé, mais pas complètement irréaliste. En tout cas, il est certain que vu la démultiplication de la connaissance et des moyens qui permettent d&#039;y accéder, la proportion des cours consistant à faire entrer de la matière dans la tête des étudiants va très certainement diminuer - les derniers enseignants persistant à utiliser une méthode exclusivement transmissive étant alors vus comme des dinosaures.
Ce qui me paraît moins probable, c&#039;est qu&#039;un prof puisse réellement perdre son statut d&#039;expert. Il ne sera sans doute plus le &quot;puits de science&quot; qu&#039;il a été, connaissant tout sur la discipline qu&#039;il enseigne. Par contre, il sera expert dans la recherche et la critique de l&#039;information relative à son champ.
La question du lieu de l&#039;apprentissage est intéressante également. Ce qui me paraît assez certain, c&#039;est qu&#039;on aura toujours besoin de communication synchrone pour apprendre certaines choses. On ne va pas pouvoir se contenter de podcasts et d&#039;évaluations envoyées par e-mail. Selon moi, il est possible que tout se fasse en ligne pourvu que certains moments de communication synchrone (chat, visioconférence, etc.) soient prévus.
Les éléments qui me paraissent un peu erronés dans la prédiction qui est faite concernent les dispositions affectives, motivationnelles et sociales des apprenants. Selon moi, ce n&#039;est parce que les outils évoluent que nous serons forcément différents en tant que personnes. Ainsi, il n&#039;est par exemple pas du tout certain que les apprenants soient plus motivés dans ce paradigme, ni plus altruistes (on parle beaucoup de partage), ni plus ouverts ou tolérants (sans distinction d&#039;âge, de sexe, de race...). Ce qui est possible - encore que cela doive être vérifié -, c&#039;est que les personnes qui, aujourd&#039;hui, ont déjà très envie d&#039;être dans cette ère future sont peut-être des personnes qui s&#039;apprêtent à y être plus motivées, qui ont une soif de partage globalement plus importante, et qui voient l&#039;ère de l&#039;information mondialisée comme indissociable d&#039;une plus grande tolérance envers tous. Cependant, cela ne signifie pas que, quand tout le monde sera passé dans cette ère nouvelle, tout le monde sera effectivement comme ça. Il y aura plein de gens à qui ça ne plaira pas. Il y aura encore des rabat-joie, des résistants au changement, etc. Comme tout système, il conviendra plus à certains qu&#039;à d&#039;autres.
Enfin, je voudrais revenir sur cette notion d&#039;e-mémoire. Il est certain que la disponibilité immédiate de la liste des présidents des États-Unis rend un peu plus inutile le fait de la retenir par cœur. Néanmoins, dans la mesure où le savoir est généralement assorti d&#039;un statut social plus élevé (ou l&#039;inverse), les gens souhaitant se démarquer vont sans doute continuer à vouloir en savoir plus que leurs semblables. Il ne s&#039;agira plus pour eux de connaître plus de présidents des États-Unis, mais plutôt de connaître plus de façons d&#039;apprendre des choses sur les présidents des États-Unis. Si ces éléments sont certainement de l&#039;ordre de la compétence (savoir comment chercher de l&#039;info), ils restent aussi de l&#039;ordre de la connaissance (connaître un grand nombre de ressources existantes via lesquelles je peux chercher de l&#039;info). Certains diront que toutes ces ressources peuvent être enregistrées dans une liste de favoris, sur le net. OK. Mais franchement, personnellement, j&#039;ai beau classer mes favoris du mieux que je peux, il est loin d&#039;être rare que je doive faire un effort mental pour me remémorer où j&#039;ai bien pu classer telle ou telle ressource. A mon sens, notre mémoire ne pourra donc certainement pas être mise en stand-by.
Merci de m&#039;avoir lu. Je me réjouis d&#039;en débattre avec vous le 6/12 !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Excellente entrée en matière&#8230; Merci l&rsquo;IPM ! L&rsquo;oracle me paraît osé, mais pas complètement irréaliste. En tout cas, il est certain que vu la démultiplication de la connaissance et des moyens qui permettent d&rsquo;y accéder, la proportion des cours consistant à faire entrer de la matière dans la tête des étudiants va très certainement diminuer &#8211; les derniers enseignants persistant à utiliser une méthode exclusivement transmissive étant alors vus comme des dinosaures.<br />
Ce qui me paraît moins probable, c&rsquo;est qu&rsquo;un prof puisse réellement perdre son statut d&rsquo;expert. Il ne sera sans doute plus le « puits de science » qu&rsquo;il a été, connaissant tout sur la discipline qu&rsquo;il enseigne. Par contre, il sera expert dans la recherche et la critique de l&rsquo;information relative à son champ.<br />
La question du lieu de l&rsquo;apprentissage est intéressante également. Ce qui me paraît assez certain, c&rsquo;est qu&rsquo;on aura toujours besoin de communication synchrone pour apprendre certaines choses. On ne va pas pouvoir se contenter de podcasts et d&rsquo;évaluations envoyées par e-mail. Selon moi, il est possible que tout se fasse en ligne pourvu que certains moments de communication synchrone (chat, visioconférence, etc.) soient prévus.<br />
Les éléments qui me paraissent un peu erronés dans la prédiction qui est faite concernent les dispositions affectives, motivationnelles et sociales des apprenants. Selon moi, ce n&rsquo;est parce que les outils évoluent que nous serons forcément différents en tant que personnes. Ainsi, il n&rsquo;est par exemple pas du tout certain que les apprenants soient plus motivés dans ce paradigme, ni plus altruistes (on parle beaucoup de partage), ni plus ouverts ou tolérants (sans distinction d&rsquo;âge, de sexe, de race&#8230;). Ce qui est possible &#8211; encore que cela doive être vérifié -, c&rsquo;est que les personnes qui, aujourd&rsquo;hui, ont déjà très envie d&rsquo;être dans cette ère future sont peut-être des personnes qui s&rsquo;apprêtent à y être plus motivées, qui ont une soif de partage globalement plus importante, et qui voient l&rsquo;ère de l&rsquo;information mondialisée comme indissociable d&rsquo;une plus grande tolérance envers tous. Cependant, cela ne signifie pas que, quand tout le monde sera passé dans cette ère nouvelle, tout le monde sera effectivement comme ça. Il y aura plein de gens à qui ça ne plaira pas. Il y aura encore des rabat-joie, des résistants au changement, etc. Comme tout système, il conviendra plus à certains qu&rsquo;à d&rsquo;autres.<br />
Enfin, je voudrais revenir sur cette notion d&rsquo;e-mémoire. Il est certain que la disponibilité immédiate de la liste des présidents des États-Unis rend un peu plus inutile le fait de la retenir par cœur. Néanmoins, dans la mesure où le savoir est généralement assorti d&rsquo;un statut social plus élevé (ou l&rsquo;inverse), les gens souhaitant se démarquer vont sans doute continuer à vouloir en savoir plus que leurs semblables. Il ne s&rsquo;agira plus pour eux de connaître plus de présidents des États-Unis, mais plutôt de connaître plus de façons d&rsquo;apprendre des choses sur les présidents des États-Unis. Si ces éléments sont certainement de l&rsquo;ordre de la compétence (savoir comment chercher de l&rsquo;info), ils restent aussi de l&rsquo;ordre de la connaissance (connaître un grand nombre de ressources existantes via lesquelles je peux chercher de l&rsquo;info). Certains diront que toutes ces ressources peuvent être enregistrées dans une liste de favoris, sur le net. OK. Mais franchement, personnellement, j&rsquo;ai beau classer mes favoris du mieux que je peux, il est loin d&rsquo;être rare que je doive faire un effort mental pour me remémorer où j&rsquo;ai bien pu classer telle ou telle ressource. A mon sens, notre mémoire ne pourra donc certainement pas être mise en stand-by.<br />
Merci de m&rsquo;avoir lu. Je me réjouis d&rsquo;en débattre avec vous le 6/12 !</p>
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